Alors que KoRn et Limp Bizkit s’égarent dans des parodies Wal-Mart de leurs précédents opus, Deftones débute le millénaire avec un White Pony accouché dans la douleur.
Mais cela en valait la peine. Les parties de guitares s’éloignent quelque peu des pulsions les plus métalliques qui s’exprimaient sans restriction sur les précédents albums. Souvent, les six cordes distillent des ambiances éthérées et pourtant miraculeusement intenses. L’énergie n’est plus martelée (à l’exception du merveilleux Korea et de Elite, petit ilot de violence gratuite), elle est la plupart du temps présente dans l’atmosphère, on s’en imprègne sans s’en rendre compte.
Le chant est toujours remarquable et, si l’on ne voit pas comment Chino Moreno pourrait reproduire ça en live, on accepte volontiers la tricherie à l’aune du résultat. Il n’y a rien à enlever sur White Pony, aucun temps mort et aucun titre dont la présence ne se justifie dans le déroulement de l’album.
Ce disque reste pour beaucoup le meilleur album du groupe, c’est un monument.
par Cerf
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date de sortie : 20 juin 2000
label : Maverick
producteurs : Terry Date et Deftones
participation(s) : Maynard James Keenan de Tool/Puscifer/A Perfect Circle sur Passenger et Rodleen Getsic sur Knife Prty
studio : The Plant (Sausalito, Californie) et Larrabee Sound Studios (West Hollywood, Californie)
chiffres (U.S.) : 1 300 000 vendus au 12/12/07 ; 1 000 000 (disque de platine) vendus au 17/07/02 ; meilleure position au billboard : 3 (177 830 la 1ère semaine)
bonus : une partie multimedia incluant un jeu de pacman avec les têtes des membres du groupe, textes, images et animations inédites du groupe.
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